2026
Projection vidéo sur miroirs peints par la pluie, ampoule à filament, son stéréo
Dimensions : 5 x 2 m
Durée : 7 ‘

Véronique : Dix miroirs peints se révèlent, s’élèvent. Leur surface réfléchissante a été voilée par la peinture que j’y ai déposée. Ainsi étendus au sol à l’extérieur, j’ai attendu une pluie d’orage qui en a librement façonné la surface, dévoilant des interstices, des espaces où le réel semble se dissoudre. Les traces d’impact de la pluie ont redonné une vibration à la surface glacée du miroir en Dibond* et fait émerger une présence diaphane comme suspendue entre apparition et disparition. Le miroir n’est jamais une surface stable. C’est un outil de distorsion, quelque chose qui met en tension la perception et la réalité — ce que le spectateur croit voir, et ce qui s’y reflète réellement.

Didier : Comme la surface du miroir, façonnée lentement par la peinture et la pluie, la matière sonore de cette pièce se construit dans la durée, par silences, par ruptures, par reprises, par collages. Une dame que l’on devine âgée parle du temps, du vent, ses phrases courtes sont entrecoupées de long silences. 
L’image projetée est une captation d’un paysage de de dunes calaisiennes ou passe un nuage, lentement. Au premier plan, les herbes floues des dunes oscillent avec le vent.